13.11.2009
un grand pardon

A l'enterrement de sa voisine morte
une "gente" dame s'en va;
elle s'en va lentement,
vêtue pour cet évènement
d'un beau manteau noir
réservé aux enterrements,
saluant d'un air contri
tout le monde sur son passage
pour être sûre qu'on la voie.
A sa voisine, depuis longtemps, elle ne parlait pas
à cause d' un conflit pour un droit de passage.
Dans l'église, elle s'installe sur un banc,
le plus possible devant,
pour se mettre en avant
et prend soin de tenir dans sa main un beau mouchoir tout blanc
pour se frotter les yeux de temps en temps
en faisant semblant de verser des larmes abondemment.
Puis, le moment de la prière venu, elle s'adresse à notre (soit disant) père:
Pardonne nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
Celà est sans doute ce qu'on appelle un voeu pieux: il n'y a jamais de réponse à notre demande
07:43 Publié dans Actualités, Femme, Humour, Religion, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2009
1949: cette année là.
Cette année là
Voir plus clair pour la première fois;
L'électricité, ne la connaissais pas.
Oh! Quelle année cete année là.
Cette année là
Entendre la radio, écouter chanter de belles voix,
Pour moi c'était la première fois.
Oh! Quelle année cette année là
Cette année là
J'entrais au cours complémentaire.
Allais-je me plaire au pensionnat?
Oh! Quelle année cette année là.
Cette année là
Quitter ma mère pour le pensionnat;
Les larmes de mon coeur coulaient déjà.
Oh! Quelle année cette année là.
Cette année là
Le curé a voulu nous faire chanter
Il m'a demandé de me taire
car ma voix ne lui plaisait guère
et condamné à apprendre des prières.
Oh! Quelle année cette année là.
Cette année là
Ne plus me rendre au presbytère
Voir ce curé, que je n'appellerai plus mon père
Oh! Quelle joie cette année là.
17:48 Publié dans Actualités, Famille, Humour, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2009
les braves gens n'aiment pas que
Georges Brassens chantait : " les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux"
"Je ne fais pourtant de tort à personne en..." ajoutait-il.
Si l'on se donne la peine d'observer le comportement, d'écouter les dires de tout un chacun on s'aperçoit que nous sommes tous, quelque part, de braves gens .
Geoges Brassens ne s'était pas levé un 14 juillet: il n'aimait pas la musique qui marche au pas.
Chez nous , : ne vous présentez pas à une petite fête de village; alors là ,vous êtes sûr de faire la une du journal oral local.
Le téléphone Arabe fonctionne: heureusement qu'il n'utilise pas d'ondes, sinon que de probables problèmes de santé!
Et, je ne vous dit pas tout : si le tam tam ou les nuages de fumée étaient utilisés chez nous, je vous laisse le soin d'imaginer dans quel état serait la population de ce village un lendemain de fête.Vous êtes devenu un vrai centre d'intéret..
Ne demandez surtout pas ceci : " Alors, la fête s'est bien passée?
La réponse tombe, péremptoire: "Tu n'avais qu'à être là; on ne te voit jamais; tu n'as même pas payé ton entrée."
Vous avez commis une énorme faute: vous étiez absent, vous n'avez pas payé votre entrée .
Entendant vos oreilles " siffler" comme on dit, vous vous en allez, contrit , prenant un air penaud tout en vous promettant de rendre la monnaie de sa pièce à l'individu qui vous a ainsi apostrophé devant quelques personnes : évidemment, il faut bien que çà se sache.
Mais, au bout de quelques jours, si vous n'êtes pas rancunier vous oublierez cet affront.
Mais, il m'arrive, parfois, de me poser cette question:
Pourquoi le curé à qui je nai pas versé le denier du culte, ne me le reproche-t-il pas?
Ou cette autre question: Est-ce une obligation de verser une obole à chaque mini association du village pour l'aider à payer le restaurant à ses adhérents?
Finalement, c'est peut-être rendre service à ces braves gens qui n'ont rien à se dire que de leur fournir un sujet de conversation.
17:56 Publié dans Actualités, Humour, Traditions, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2009
Donne lui tout de même à boire, dit...
Dans ce petit village breton le moindre évènement se fête de cette façon: Il faut consommer de la boisson, çà s'arrose comme on dit, n'importe où, n'importe quand .
08:09 Publié dans Actualités, Consommation, Loisirs, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








